Ma main dans ta gueule

jeudi 1 avril 2010

La vie est belle !!!

Salut à toi ami lecteur ! Que puis-je te dire pour justifier de mon absence ces dernières semaines ? Rien ? Tant mieux. Tu es compréhensif et ça te fait honneur. Mais que pouvais-je venir te dire alors que globalement la vie est belle ? Certes, j'aurais pu te parler de mon job, que je hais de plus en plus, du fait que les gens censés me diriger sont nuls, que continuer à exercer plus longtemps cette "activité" finira par me rendre stupide un jour ou l'autre et pourrais même incidemment me faire péter un câble d'ici peu. Mais je n'en ferai rien car à côté de ce qui n'est après tout qu'un détail trivial, la vie est plutôt belle... De même, je n'ai nulle envie de commenter la vie politique, les élections régionales et tout ce qui s'en est suivi car globalement ça me dégoute. Donc revenons-en aux motifs de cette annonce de mon satisfecit, lesquels sont multiples.

Je jouais donc ce week-end mon deuxième match d'improvisation contre une très belle équipe parisienne, expérimentée et extrêmement généreuse. Je t'avais déjà parlé il y a quelques semaines de ma première expérience en la matière et à quel point j'avais apprécié l'exercice. Eh bien sache que mon deuxième match a été bien meilleur et m'a procuré encore plus de sensations. A tel point que j'en viens à me demander comment j'ai fait pour vivre jusqu'ici sans pratiquer cet art... Tu commences à me connaître et sais que j'ai toujours légèrement tendance à exagérer les choses, mais honnêtement, il faut l'avoir vécu pour savoir combien ça peut être intense. C'est énorme ! Une véritable performance de funambule, sans filet ni filin, avec pour seuls armes son cerveau, sa voix, son corps, un maillot trop large, un jogging et une paire de baskets noirs, le tout dans une patinoire en bois. Et rien d'autre.

Même s'il me faudra encore beaucoup de pratique et donc de temps pour devenir un bon improvisateur, mon apprentissage se passe plutôt bien. Samedi soir, nous étions donc une équipe de six joueurs parmi lesquels quatre débutants et seulement deux confirmés. Je faisais partie bien sûr des débutants, mais j'avais la chance, ainsi qu'un de mes partenaires de scène, d'avoir déjà fait un passage dans la "patoche". Je me devais donc de m'inspirer de ma première expérience afin de prendre mes responsabilités vis-à-vis notamment des deux autres membres de l'équipe dont c'était le premier match. Bien que je sois resté assez timoré dans mes propositions et que je n'aie pas pris suffisamment d'initiatives, ce deuxième match a été très positif pour moi et j'ai pu atteindre certains des objectifs que je m'étais fixés. A commencer par le premier d'entre eux : réussir à tenir une dramatique. Je m'explique : voilà plus d'un mois que je cherche à jouer une improvisation dramatique lors de nos entraînements hebdomadaires et à chaque fois, alors que l'exercice se passait bien, je perdais mon personnage et balançais une mauvaise vanne ou un jeu de mots pourri. Je peux te dire que la frustration a été grande et que je m'en suis voulu de ne pas arriver à mener à terme ce type d'impro. Ça m'a d'ailleurs valu une bonne période de doute quant à mes capacités de comédien. Mais j'ai enfin réussi à atteindre cet objectif et ce dès le premier tiers-temps du match. En soi, c'était déjà un grand motif de satisfaction même s'il reste beaucoup de route à parcourir avant de maîtriser ce type d'impros, particulièrement casse-gueule.

La suite du match a été également très instructive. J'ai eu l'occasion de faire une poursuite, une fusillade, une impro à la manière d'une pièce de William Shakespeare, ainsi qu'à la manière d'un film d'aventures, qui sont différentes catégories d'impro. J'ai donc beaucoup appris, ai su me mettre au service de l'histoire, tenir à peu près mes personnages et assurer mon lead du mieux possible. A la fin du match, j'étais donc plutôt content de ma prestation. Bien qu'on perde le match et que je sache pertinemment qu'il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'être un joueur à peu près correct, la soirée était globalement positive pour moi. C'est alors que la cerise a été déposée sur le gâteau : au moment de la remise des étoiles, récompenses remises par une personne choisie dans le public pour désigner les joueurs qui lui ont fait la meilleure impression, me voici désigné avec un joueur de l'autre équipe ex-aequo pour la troisième étoile. Et alors ça, ça fait vraiment plaisir, c'est une récompense pour le travail accompli jusque là mais surtout une motivation pour la suite, un véritable encouragement à continuer de travailler, de douter, de me planter en entraînement pour mieux progresser... Même si je ne suis pas dupe et que je sais que cette récompense ne m'aurait certainement pas été décernée si notre équipe avait été constituée de membres plus expérimentés, il n'en demeure pas moins qu'elle m'a rendu très heureux.

Voilà pourquoi je trouve en ce moment que la vie est belle... Ajoutons à cela le retour du printemps, les quelques jours de vacances que je me suis octroyés, l'imminence du prochain spectacle, un catch impro et tu comprendras pourquoi je suis si positif ! Et puis, il y a le reste de ma vie privée, les sorties, les personnes que je vois, avec qui je passe un peu de temps, surtout une personne en particulier qui a su m'initier à l'art contemporain, alors que pourtant j'y étais un peu réfractaire, personne que je remercie pour ces moments passés en sa compagnie. Voilà les nouvelles. Globalement, ça roule pour ma gueule. Et sinon, toi, ça va ?

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lundi 8 mars 2010

Y'en a marre !!!

J'en ai marre d'être sympa. Ça en devient même insupportable tellement je suis sympa. Je ne sais pas comment je m'y prends, mais les gens m'aiment bien. Je ne fais rien de particulier pour m'attirer les bonnes grâces des personnes que je rencontre et pourtant... C'est parce que je suis "gentil"... Je déteste ce terme, c'est tellement péjoratif. "Oh, qu'est-ce qu'il est gentil !". Mais pourquoi suis-je aussi gentil, pourquoi ??? Cette question me harcèle et m'empêche même de dormir parfois, c'est dire si ça me travaille. Et ça craint un max d'être comme ça, je ne le souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi... En fait, là est tout le problème : je n'ai même pas de pire ennemi. Quelle tristesse. Comment peut on vivre décemment sans némésis, sans avoir un mec à détester, à haïr, à maudire, sur lequel on crache allègrement tout en espérant voir lui tomber sur la gueule les pires horreurs, les pires fléaux ? Je te le demande. Eh bien c'est mon quotidien, il est cruel mais je dois l'admettre : je n'ai pas d'ennemis. Cela ne veut pas dire pour autant que tout le monde m'adore et une chance d'ailleurs. Il reste encore quelques libres penseurs qui me font comprendre par leurs comportements ou leurs propos qu'on ne sera pas copains. Et j'adore ça ! Merci, ça fait plaisir ! Grâce à eux, je me sens vivant, j'ai même l'impression qu'à leur contact, je deviens un peu con et ça me fait du bien...

Tout le monde ne s'en rend pas compte mais il faut être lucide : il n'y a rien de pire que d'être le gentil garçon de service. C'est toujours celui qui se fait niquer la gueule. "Trop bon, trop con" et ça se vérifie. Je sais que ça fait un peu cliché de dire ça, mais c'est tellement vrai. L'Histoire humaine est pleine d'anecdotes au sujet de pauvres mecs, gentils, limite nigauds, qui se sont fait couillonner par des enfoirés et on peut aisément constater qu'en fin de compte, c'est toujours le connard qui s'en sort bien. "Le crime ne paie plus" dit-on. Tu parles ! Bullshit ! Les vrais salauds ne sont jamais emmerdés dans ce bas monde. C'est toujours à eux qu'on propose les boulots les plus intéressants et lucratifs (peut-être parce qu'ils n'ont pas de morale),  c'est eux qui roulent en voiture de sport hors de prix et qui, bien sûr, finissent au bras des plus belles filles... Le mec gentil, lui, c'est le bon copain, celui qui est toujours là pour consoler la jolie fille lorsque le connard l'a une fois de plus trompée, jolie fille qui, une fois consolée, retournera bien sagement auprès de son connard de mec en attendant sa prochaine infidélité. Vie de merde... Rôle de con...

Mais pourquoi ne suis-je pas une de ces ordures, un sale bâtard sans foi ni loi, prêt à vendre père et mère contre quelques stock-options ? Serait-ce à cause de cette putain d'éducation moraliste chrétienne qu'on m'a donné ? Certainement. Mais comment m'en affranchir ? Dois-je vendre mon âme au diable ? Faire des sacrifices humains ? Me faire embaucher par TF1 ? Car je suis prêt à tout tenter, la fin justifie les moyens ! C'est donc décidé, à partir d'aujourd'hui, je mettrai tout en oeuvre pour enfin devenir une belle petite salope, un crevard prêt à tout pour écraser les autres, un bon fumier de première catégorie...

Pfff... Ça marchera jamais. Même moi, j'y crois pas... Je suis vraiment trop gentil... et trop con aussi...


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lundi 22 février 2010

Le Grenelle de mes couilles...

Je ne sais pas si tu as remarqué, je pense que oui (à moins de vivre dans une caverne), à quel point les politiques ont multiplié les annonces ces dernières années, fidèles en cela aux promesses de campagne du petit 2ème classe (car il n'aurait même pas mérité d'être caporal tellement il est nul). Ils continuent depuis leur arrivée au pouvoir à jouer sur l'effet d'annonce et à promettre monts et merveilles à toutes les buses qui auraient la bêtise de les croire, et malheureusement, il y en a encore beaucoup. C'est ainsi qu'on a vu ces tristes sires qui nous gouvernent annoncer à tort et à travers dès qu'un fait divers venait défrayer la chronique : "nous allons organiser un Grenelle de...".

Ils en ont tellement abusé que ce terme, qui ne veut pourtant rien dire, est depuis passé par antonomase dans le langage courant. Séquence souvenir : "Et vous croyez que j'ai été élu pour rien faire. Eh ben moi, je vais vous le dire, Madame Arlette Chabot, Monsieur David Pujadas, eh ben non, parce que moi, les Français ils m'ont élu moi pour que j'agis (fautes de syntaxe, de conjugaison et d'égo démesuré incluses). C'est pour ça que moi je vais proposer la mise en place d'un Grenelle de l'environnement...", "d'un Grenelle de la mer...", "d'un Grenelle des ondes", etc, etc... Et pourquoi pas un Grenelle de mes couilles pendant qu'on y est ??? C'est vrai ça, vu qu'on use et qu'on abuse de cette appellation qui, rappelons-le, ne veut rien dire, si ce n'est qu'il s'agit d'une vague référence aux accords de Grenelle rédigés pendant la crise de mai 68 (le siège du ministère du Travail étant situé rue de Grenelle). Je rappellerais d'ailleurs que ces fameux accords de Grenelle qui servent de modèle aux umpistes, s'ils ont bien été rédigés, n'ont jamais été signés et donc pas appliqués. Doit-on y voir un signe quant au sort qui sera réservé aux éventuelles lois qui pourraient résulter de toute ces conneries de débats ? Je n'en serai pas surpris...

Alors voilà, j'en ai marre de cette connerie de Grenelle, de tous ces cons de gratte-papier qui ont repris en choeur et porté cette appellation made in Sarkozye, laquelle est révélatrice à bien des égards de l'indigence et de l'inculture de cette caste autoproclamée qui nous gouverne. J'en ai marre de les voir tous les jours dans les médias faire les beaux et marteler leur propagande à grand coup de publicités et autres spots promotionnels et ça me fait vraiment mal de voir comment ces pauvres types ont fait main basse sur l'appareil étatique. Et là, je repense aux grands républicains du début du XXème siècle, lesquels croyaient vraiment en une société basée sur l'idéal méritocratique, et ça me fait encore plus mal d'entendre un Frédéric Lefèbvre, summum de la nullité teigneuse, invoquer Jaurès, Clemenceau, même De Gaulle, tandis que le reste du gang (car c'est bien ainsi qu'il faut les qualifier) poignarde allègrement le contrat social et foule aux pieds le programme élaboré par le Conseil national de la Résistance au lendemain de la seconde guerre mondiale. Rien à foutre des Français, qu'ils crèvent la gueule ouverte. A part ceux qui payent l'ISF bien sûr...

Bande de crevards !

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mardi 2 février 2010

Pays de merde

On a les dirigeants qu'on mérite. Plus le temps passe et plus je trouve que cette maxime est pleine de bon sens. Et je me dis qu'en définitive on ne doit pas valoir grand chose vu les dirigeants dont on a hérité dernièrement. Bon, je ne vais pas faire mon centriste mou et m'en vais te dire tout net que, d'une manière générale, je n'ai jamais été un grand fan de la droite française. Toute cette bande n'est à mes yeux qu'un grand ramassis de réacs à la solde du grand capital, mais disons qu'au vu des performances de nos leaders du moment, je perçois toute l'importance qu'avait la droite catholique parfois appelée "droite sociale" du temps de Chichi et ses potes. Ils passeraient pour une bande de marxistes s'ils n'avaient pas été assassinés par les tenants de la droite décomplexée...

Les adeptes de cette nouvelle droite, néocons qui se cachent à peine, sont vraiment des champions incontestés... On disait à une époque qu'on avait la droite la plus bête du monde. Désormais, on devrait dire qu'on a les électeurs les plus cons du monde. J'espère que les livres d'histoire feront référence à cette période. Il y en a quelques uns qui raseront les murs une fois qu'on aura chassé du pouvoir ces bons à rien. Car il faut bien le dire, ils sont nuls. A commencer par leur chef. Totalement inculte, d'une incompétence crasse, il passe son temps à gesticuler et à nous exposer sa vision du monde, convaincu de détenir la vérité absolue sur toute chose alors qu'il faut le dire : il n'a vraiment rien d'un génie. Quand j'entends les gens me dire que c'est un bon communicant, je me marre. Il est à peine capable d'enchaîner deux phrases sans faire une faute de syntaxe. Son seul avantage a été d'avoir su se faire les bonnes relations pour avoir la presse dans la poche, c'est tout. Et c'est là que je me dis que le Français moyen est vraiment grave. Il suffisait de se référer à la courte période (1993-95) où Balladur avait nommé l'autre nain au poste de ministre du Budget pour se rendre compte de sa nullité. A peine arrivé au poste de Premier Ministre en 1995, Juppé avait alors déclaré que le gouvernement précédent avait laissé une situation budgétaire calamiteuse et pourtant, c'était des gars du RPR (bon ils s'étaient un peu brouillés...). Déjà, le petit était dans le coup. C'était un avertissement. Écarté par Chichi pour avoir choisi le mauvais camp, il avait été obligé de se résoudre à une traversée du désert. Ils auraient mieux fait de l'y laisser mourir de soif...

Mais non, ils l'ont laissé revenir en 2002, l'ont laissé préempter le nouveau parti qu'ils venaient de créer et lui ont même laissé les coudées franches pour s'emparer du ministère de l'Intérieur, poste ô combien stratégique pour qui veut surfer sur cette vague puante aux relents extrémistes qui a fait son fonds de commerce... Insécurité. Immigration. Que ce pays de feignasses se remette à travailler... Ou comment se bâtir un programme sur le rejet de l'autre. Pour sa défense, il a au moins le mérite d'avoir une doctrine cohérente. Il se tient à sa logique et que ce soit lorsqu'il était ministre, pendant sa campagne ou depuis qu'il est président, on ne peut que reconnaître qu'il met une certaine constance à opposer certaines catégories de français à d'autres. Diviser pour mieux régner. Le principe est vieux comme le monde...

En admettant que ce discours tout-sécuritaire ait séduit une bonne partie des fachôts que compte ce pays, là où cette élection a été hallucinante, c'est quand on repense à ses propositions en matière d'économie. Se dire que les classes populaires ont voté pour lui, alors que les choses étaient relativement claires (c'est-à-dire, en gros, les prolos, on vous emmerde !), a été un vrai crève coeur. Là encore, il suffisait de se souvenir de ses états de service : c'est une brêle. Rien de plus. Il n'y connaît rien. Il l'a d'ailleurs bien prouvé lors de son passage à Bercy. Mais non, il a quand même été élu. Et le pire dans tout ça, c'est que même en étant bien au courant de la nullité du boss, la bande de fayots qui l'entoure (ministres ou conseillers) le laisse dire et faire n'importe quoi... C'est vrai, à quoi bon lui signaler qu'il nous envoie directement dans le mur ? Tant pis pour les cons qui ont voté pour lui, au moins ça leur passera peut-être l'envie de voter pour un âne... Voire même de voter tout court...

On a les dirigeants qu'on mérite. Ouais, y'a bien 53% de pauvres types dans ce pays...

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mercredi 27 janvier 2010

Le(s) collègue(s) de merde

Salut à toi ami lecteur. Vu que je ne sais pas vraiment qui lit ce blog et donc qui tu es précisément, je ne sais donc pas si tu travailles. Peut-être que ce n'est pas le cas et que tu passes l'essentiel de ton temps libre à boire de la bière et à fumer des pétards en scotchant devant les programmes TV de TF1, tout ça en rêvant de la révolution à venir, dont tu comptes bien sûr être un des meneurs, lorsque cette chimère que tu appelles de tes voeux depuis ta pré-adolescence deviendra enfin réalité. Loin de moi l'idée de te briser ton rêve, je t'encourage même et te laisse donc à tes délires de beatniks. Si par contre, tu es dans ma situation et que tu n'as pas d'autres choix que de proposer ta force de travail au plus offrant contre un salaire de misère, ce afin de te sustenter et surtout parce que tu n'as pas d'autre choix, alors ce que je vais te dire te parlera certainement.

Car j'entends te parler de cette catégorie de parasites qui m'exaspère presque autant que les voisins : les collègues de travail. Je t'avertis tout de suite, je ne les mets pas tous dans le même panier. Fort heureusement, ils ne sont pas tous à jeter et certains d'entre eux font même partie des gens que j'appelle "mes amis" dans la vraie vie. Je veux te parler des collègues qu'on ne peut pas blairer pour x raisons, les boulets, les gros cons, les pouffiasses, en bref les casse-couilles de première. Je sens que ça te parle là, faut dire j'ai bien travaillé l'accroche... Enfin bref, où en étais-je ? Ah oui... Quiconque a travaillé au moins une fois dans sa vie a forcément été en contact avec un de ces rebuts de l'espèce humaine. Leur plus gros inconvénient, c'est qu'ils sont quasiment impossibles à repérer à première vue. En effet, ils peuvent prendre plusieurs formes :  parfois hommes, parfois femmes, jeunes ou vieux, beaux ou laids... Ce n'est qu'en les pratiquant quotidiennement qu'on apprend à les reconnaître. Et ils ont un point commun, c'est qu'ils sont insupportables !

Certains d'entre nous sont moins vernis que les autres, il faut bien se l'avouer. Y'en a qui bossent dans de vrais repaires à cons. Oh putain, comme je les plains... Chez moi aussi, y'en a pas mal. Je travaille dans la fonction publique. Tu "travailles" dans la fonction publique ? me feront remarquer les petits comiques de service. Eh ben oui, connard ! Je travaille ! C'est fini l'époque des mecs en train de se branler la nouille tout en s'asseyant grassement sur leurs émoluments, il s'est passé des choses depuis la IIIème République, nombre de ministres, tous plus compétents les uns que les autres, se sont succédés pour nettoyer les écuries d'Augias, tout en désignant le fonctionnaire comme le coupable universel, le responsable de tous les maux : la dette, c'est nous ! La crise, c'est nous ! La faim dans le monde, c'est nous ! La peste aussi, le réchauffement climatique, et même les défaites du PSG, c'est nous, nous, nous !!! La seule chose dont on ne soit pas responsable c'est de la connerie des pauvres trous de cul qui votent à droite en étant convaincus que ça contribuera à améliorer leurs vies de peigne-culs... Je ne dis pas qu'il ne reste pas quelques reliques de l'époque où on était payés à glander, il en reste même pas mal. Mais, ils souffrent. En effet, leurs supérieurs ont l'affront de leur demander de travailler ! Le crime de lèse-majesté !!! Y'en a quand même qui sont culottés ! Mais bon, dans ma génération, ce genre de comportement n'est plus concevable. Il n'y a guère que les quinquagénaires, ces putains de baby-boomers de mes deux, qui passent leur temps à se plaindre et à dire que c'était mieux avant, cette putain de génération qui, non contente  d'avoir provoqué mai 1968 et tout ce qui en a découlé (faites l'amour pas la guerre), a eu le culot de vivre aux crochets des autres générations en nous bloquant l'accès au monde du travail et en nous laissant leurs dettes en héritage. Grâce à eux, nous sommes une des premières générations d'homo sapiens sapiens qui vivra moins bien que la génération précédente. Merci bande de sacs à merde ! Enfin, bon, je vais arrêter de parler de ça, parce que ça m'énerve.

Donc je disais que chez moi aussi, il y a quand même quelques connards, mais j'arrive quand même à m'en accommoder. Je vais en citer quelques uns comme ça pêle-mêle, juste pour me faire plaisir. Y'a la conne qui s'arrange pour se pointer quasiment à chaque fois que je fais ma pause clope et qui me casse les bonbons avec ses conversations de merde. Y'a aussi la pouffiasse qui passe son temps à piailler et à raconter les anecdotes inintéressantes de sa descendance, comment se passe sa ménopause et qui attend sa retraite avec impatience (nous, on en aura pas connasse !) et qui m'emmerde, spécialement le matin, à venir me crier dans les oreilles. J'aillais oublier, y'a aussi le pauvre mec, tellement incompétent que son boulot consiste à mettre du papier dans les photocopieuses (putain de quinqua de merde !) et qui, en plus d'être un véritable boulet, a le culot de refouler grave du goulot et qui à chaque fois qu'il te cause vient te coller la bouche d'égout qui lui sert de bouche juste sous ton tarin. Et enfin, comment ne pas évoquer la connasse qui a un tout petit peu de pouvoir et qui a l'impression que plus rien ne tournerait sans elle, alors que dès qu'il y a quelque chose d'important à faire, c'est la première à aller se cacher... La reine-mère qu'on l'appelle. Vieille morue ! Franchement, y'en a qui sont pas gâtés quand même... Enfin, les plus à plaindre sont peut-être ceux qui doivent se les coltiner quotidiennement...

Tu l'auras compris, y'a des jours comme ça où je n'aime vraiment pas le genre humain...

 

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lundi 11 janvier 2010

Putain, ce que c'est bon !!!

Salut à toi, ami lecteur. Aujourd'hui, je vais te parler d'une putain d'expérience de malade que j'ai eu le privilège de vivre ce week-end : mon premier match d'improvisation théâtrale. Sache tout d'abord que je pratique le théâtre, en amateur, depuis quelques années, près de 12 ou 13 ans si ma mémoire est bonne. J'ai eu la chance d'intégrer une troupe, localisée dans mon bled (Saint H. du H.), dans laquelle on m'a fait confiance et où j'ai pu développer de nombreuses compétences en passant par différents postes, tous importants pour la construction d'un spectacle : figuration, troisième rôle, second rôle, jeune premier, mais aussi commis dans l'équipe des décors, animateur pour la troupe de jeunes, assistant à la mise en scène et enfin, le Saint-Graal, metteur en scène. Je suis donc un théâtreux, comme beaucoup d'autres. Attaché au texte, à l'auteur, à la construction du personnage... Durant ce parcours, j'en étais toutefois arrivé à privilégier le metteur en scène au comédien, préférant l'ombre à la lumière, car je ne prenais plus vraiment de plaisir au fait de jouer, d'une part, et aussi, soyons honnêtes, parce que je ne me trouvais pas vraiment transcendant, pour ne pas dire à chier... Je commençais donc à penser que face aux fortes émotions que peuvent procurer la création d'un spectacle de A à Z, il serait particulièrement frustrant pour moi de remonter sur les planches. Je ne pouvais pas être plus à côté de la plaque : j'avais tort et je m'en rend compte désormais.

Il a juste fallu qu'on me donne le bon rôle. Le rôle ! Celui qui m'a littéralement remis en selle (et c'est le cas de le dire...). Je ne remercierais jamais assez mon ami Alex, accessoirement président de la troupe, d'avoir monté cette pièce et de m'avoir offert ce personnage. Je ne dis pas que c'était un rôle facile, malgré ce qu'on pourrait en penser. Potentiellement, il pouvait même être casse-gueule. Rentrer dans la peau de ce personnage m'a demandé plus de travail qu'il n'y paraît, j'ai douté et me suis parfois retrouvé seul face à mes interrogations, pendant toute la période durant laquelle nous répétions. Il en a été ainsi jusqu'à ce qu'on rencontre enfin notre public. J'ai vécu un vrai choc le soir de la première. Alors que ce que nous travaillions depuis des mois en répétition parvenait tout juste à arracher quelques sourires aux rares copains qui venaient nous voir, lorsque ça ne tombait pas carrément à plat, quelle ne fut pas ma surprise face aux réactions du public. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Dès que mon personnage entrait sur scène, ouvrait la bouche, les spectateurs riaient, parfois même alors qu'il ne disait rien. La claque ! C'était jouissif... J'avais repris goût à la scène.

A la fin de cette saison, mes envies de mise en scène étaient toujours là, mais pour plusieurs raisons trop longues à t'expliquer, j'ai décidé de prendre une année sabbatique. Il faut dire que j'en avais marre de faire la route pour rentrer dans mon bled tous les vendredi soir et que je voulais aussi passer un peu plus de temps sur Rennes. C'est donc un peu par hasard que je suis tombé sur l'annonce de la TIR, la troupe d'improvisation rennaise, qui cherchait à "recruter" de nouveaux improvisateurs. Je les avais déjà vus en spectacle l'année dernière et avais été bluffé par leurs performances. J'étais à l'époque très loin d'imaginer que moins d'un an plus tard, je ferai partie de cette troupe et aurais même déjà fait mon premier match avec eux... Comme quoi, les choses peuvent aller très vite. Après la petite audition fin septembre, je n'étais pas franchement convaincu de ce que j'avais proposé. Il faut croire qu'encore une fois, je m'étais planté. Le lendemain matin, je recevais un coup de téléphone pour m'annoncer la bonne nouvelle. Les dix nouveaux "joueurs" recrutés allaient bientôt se mettre au travail et apprendre le B.A.BA de l'improvisation, lors d'entraînements hebdomadaires de 3 heures. Et c'est à la fin de l'année que j'ai appris que j'étais "sélectionné" avec deux autres bleus pour mon premier match, un match interne qui allait voir l'opposition de deux équipes issues de nos rangs, équipes composées de joueurs expérimentés, de joueurs intermédiaires et de débutants. Mais qu'est-ce qu'un match d'impro exactement, me demanderas-tu ? Je ne vais pas te faire de cours, mais te renverrai ici ou si tu veux en savoir plus.

Lorsque le grand jour est arrivé, j'étais, comme tu peux t'en douter, un peu tendu. Ça m'a un peu fait penser à un soir de première représentation. Sauf que là, je ne connaissais pas mon texte, je n'avais pas de rôle et je n'étais même pas sûr d'être capable de rentrer dans la patinoire sans m'évanouir comme une merde. Lors de notre dernier entraînement, notre prof (et coach de mon équipe lors du match) nous avait demandé si il y avait des choses qui nous angoissaient dont nous voudrions parler. J'avais alors évoqué une de mes craintes, l'équivalent pour l'impro de la peur du trou noir que peut ressentir tout comédien à l'approche de la première, j'ai appelé ça la peur de la page blanche. J'étais effrayé à l'idée d'arriver dans la patinoire et de me retrouver sans un mot à dire, de ne plus être capable d'avoir les idées claires... Bordel de merde... Cette angoisse a vite été évacuée grâce aux précieux conseils de mes camarades plus expérimentés et à la disponibilité de mes coéquipiers, véritables piliers sur lesquels j'ai pu m'appuyer. C'est ainsi que le spectacle a commencé et que je me suis retrouvé le cul posé sur le banc à attendre qu'on m'envoie dans la patoche. J'avais alors un peu l'impression d'être de la chair à canon et j'essayais de penser le moins possible pour ne pas douter...

C'est alors que la capitaine de l'équipe adverse, ancienne présidente de notre troupe, me fit signe, tandis qu'une impro mixte se déroulait devant mes yeux ébahis, et m'invitait à la retrouver dans la patinoire en réserve (c'est-à-dire en position basse, non visible du public) pour convenir de ce que serait notre participation dans l'impro. Il a suffi d'une phrase. Dix mots très exactement : « on refait la même scène, mais quarante ans plus tard !». « OK », répondis-je. Que dire de plus ? Eh ben rien, on ferme sa gueule et on y va, et puis c'est tout... Et voilà. C'était ma première improvisation officielle devant un public sous les couleurs de la TIR. Ensuite tout s'est enchaîné. J'ai pris un premier lead au deuxième tiers-temps avec une catégorie à la manière d'un film de cape et épée, suis rentré sur deux autres mixtes pour des petits personnages, où les choses se sont plutôt bien passées, bien que je n'ai pas eu la sensation d'avoir été exceptionnel. A froid, je nourris quelques regrets, sur mon manque d'écoute et dans mes choix dans la construction. Mais bon rien ne sert de s'autoflageller...

A l'issue du temps réglementaire, les deux équipes se retrouvent à égalité : 6 à 6. Une dernière improvisation mixte devra être jouée pour nous départager. L'arbitre tire un carton et annonce : « Improvisation mixte. Thème : comme si de rien n'était. Catégorie : libre. Nombre de joueurs : trois joueuses de l'équipe rouge, un joueur de l'équipe noire. Durée : 4 minutes (je crois) ». J'étais dans l'équipe noire. A ce moment, ma coach se retourne vers moi et m'annonce qu'elle m'envoie dans la fosse aux lionnes, face à trois improvisatrices dont deux sont plutôt expérimentées (voire hyper expérimentées). La vache ! La poussée d'adrénaline ! Oh bordel... Mais quand faut y aller, faut y aller. Ensuite, je ne saurais faire un résumé de l'histoire que nous avons écrit ensemble. Les filles ont commencé à me rentrer dans le lard et à me poser des peaux de bananes... Et, à un moment, je ne sais plus comment, le rapport de force s'est inversé. Il s'est passé quelque chose de magique... Lorsque le sifflet de l'arbitre a retenti, je me suis rendu compte que j'avais réussi à tenir, voire mieux. Le public a été appelé à voter et, peut-être m'avait-il un peu pris en pitié (un petit nouveau tout seul face à trois nanas), voilà qu'il nous accorde le point de la victoire ! Oh putain, ce que c'était bon !!! J'ai pris un pied monstrueux à jouer avec ces gens plein de générosité, des personnes venant d'horizon variés et qui ont pour maîtres mots l'écoute, la disponibilité, la bienveillance. Je suis fier de faire partie de cette troupe. Merci à vous les amis, vous êtes les meilleurs.

Et pour une fois, je ne plaiderais pas pour l'extermination des cons. Je leur souhaiterais même une longue vie !

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mercredi 6 janvier 2010

Barathon for ever

Ah les vacances de noël...  Ce sont peut-être les moins reposantes de l'année. D'un point de vue physique s'entend. En effet, tous les ans, c'est la même chose, j'ai un programme bien chargé à cette période, ceci expliquant en partie mon absence sur ce blog depuis près de deux semaines. Je sais que je n'ai pas forcément à me justifier, mais je te dois tout de même quelques explications, ami lecteur. Sache donc qu'en sus de la célébration traditionnelle des fêtes de fin d'année, viennent se rajouter quelques événements de la plus haute importance dans la vie culturelle locale du bled dont je suis originaire, petite bourgade paisible du Sud-Manche. C'est ainsi que, chaque année depuis le début de ce millénaire, je participe à une manifestation exceptionnelle, tradition perpétuée entre noël et le Jour de l'an : le Barathon !

Qu'est-ce que le Barathon, me demanderas-tu ? Eh bien, je vais te le dire tout net : c'est une compétition sportive extraordinaire, développée il y a quelques années par une bande de jeunes désoeuvrés qui font, accessoirement, partie de mes amis (eh oui, j'ai des amis, je sais, ça peut choquer annoncé comme ça). Ce sport est très simple. Il consiste à réunir une équipe de costauds, de vieux solides, enfin bref de bons gaziers, encadrés par un bureau de type associatif, à savoir un président, un vice-président, un trésorier et un secrétaire, auxquels est adjoint un responsable de la sécurité chargé, comme son nom l'indique, de péter des gueules si le besoin s'en fait sentir (jusqu'à présent, je me dois d'indiquer que celui-ci a plus centré son action sur la prévention que sur la répression). L'objectif de cette joyeuse cohorte est alors d'écluser un maximum de godets (la plupart du temps des anisettes) dans un maximum de troquets (sachant tout de même que mon bled compte encore une bonne vingtaine de débits de boissons) pour ensuite pouvoir établir un classement des bars visités, en fonction d'un certain nombre de critères prédéfinis. Ces critères sont variés et je ne rentrerai pas dans le détail, car c'est l'affaire de spécialistes et un néophyte tel que toi s'y perdrait.

Je conçois que cette activité puisse te paraître un peu basique de prime abord, mais je te demanderai de ne pas voir ça sous l'angle de la beuverie, mais plutôt d'essayer d'appréhender toute la poésie qui réside dans cet événement, celui-ci étant, à mon sens, avant toute chose, un hymne à l'amitié, à la franche camaraderie et au dépassement de soi. En effet, il ne faut pas croire que le Barathon soit destiné au tout venant, au poivrot de base, au vieil oncle qui se soûle la gueule lors des repas de communion ou au piccolo pathologique qui assouvit son besoin d'alcool en s'envoyant une bouteille d'eau de cologne alors qu'on tentait de le sevrer. Non pas, cher lecteur, non pas ! Car comme l'a dit Michel Audiard, dans son chef d'oeuvre Un singe en Hiver, il ne faut pas confondre les Grands ducs et les boit-sans-soif. Les barathoniens sont avant tout des princes de la cuite, des seigneurs de l'éthylisme. Ils ont cent mille verres d'avance sur le reste de l'Humanité. Ils tutoient les anges. Bref, tu l'auras compris, n'est pas barathonien qui veut !

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Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire.

D'ailleurs, si l'exercice se résumait à se pitancher comme un con, je préfèrerais autant rester chez moi... Mais non, mon ami, le Barathon est bien au dessus de tout ça. Il crée du lien social, c'est peut-être la dernière manifestation concrète de la magie de noël pour quiconque ne croit plus au Père noël et surtout, c'est une merveilleuse occasion pour ses glorieux membres, compétiteurs de l'extrême, de se retrouver tous ensemble au moins une fois par an, ce qui, en soi, n'est déjà pas si mal. Mais je t'entends te demander : oui, c'est bien beau tout ça, vous vous retrouvez, OK, vous êtes contents, mais à part ça, à quoi est-ce que ça sert au final ? A priori, si tu cherches une réponse cartésienne à cette question tu vas l'avoir : ça ne sert à rien. Comme l'art. Ou comme l'amour. En soi, ça ne sert à rien. Mais, vois-tu, c'est grâce à des mecs comme les barathoniens que l'être humain s'est distingué du genre animal, qu'il s'est mis à tailler des pierres pour en faire des outils, qu'il a inventé la roue, l'écriture ou encore la machine à vapeur. Excuse du peu...

Et permets moi de te présenter tous mes voeux de mort aux cons pour cette nouvelle année !


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jeudi 24 décembre 2009

Putain de festivités

Salut à toi ami lecteur, comment vas-tu ? Moi, ça va pas mal, merci de t'en inquiéter. Le seul souci, c'est que je suis super occupé en ce moment et que je n'ai pas une minute à moi. D'où mon absence sur ce blog ces derniers jours. C'est comme ça, tu sais, dans la vie il y a deux sortes de personnes : ceux qui sont occupés et les autres, les oisifs, les inactifs... Pour ma part j'appartiens à la première catégorie. Mais ne te méprends pas, sache qu'à la longue, c'est carrément casse-couille de ne pas avoir beaucoup de temps pour soi et de devoir courir dans tous les sens. La rançon de la gloire qu'ils disent... Tu parles ! C'est des conneries tout ça...

En plus, les choses ne devraient pas s'améliorer dans l'immédiat, les fêtes de fin d'année approchant à vitesse grand v. J'aime pas trop cette période de l'année. Non pas que je trouve ça glauque et que ça me plonge, telle une jouvencelle qui aurait trop regardé Les frères Scott, dans une espèce de stase mélancolique,  non, non, ça m'emmerde, c'est tout. Je crois qu'il n'existe pas grand chose de plus conventionnel que ces fêtes. Noël... Le jour de l'an... Quel intérêt ? En plus, si on y réfléchit bien, le fait de célébrer ces deux dates en particulier ne repose sur rien. Je ne sais pas trop comment on en est arrivés là, mais j'imagine qu'un jour, un connard s'est réveillé et a eu la sensation d'avoir l'idée du siècle, alors que son esprit embrumé émergeait à peine, vu la cuite de compéte qu'il s'était collé la veille, cette idée de génie lui étant venue alors qu'il était en train de se gratter nonchalamment les parties génitales... Classe...

Quoi qu'il en soit, le seul fait de célébrer la Nativité (autrement appelé noël par les incultes) le 25 décembre est une aberration. A ce que je sache, personne n'était à Béthléem le 25 décembre de l'an 0 pour assister à la naissance du petit Jésus et ainsi témoigner de la véracité de ces faits. D'ailleurs, on ne sait même pas s'il est né à Béthléem ou si c'était à Nazareth et selon certains, il serait même né entre -7 et -5 avant... lui-même ! C'est dire que les souvenirs à ce sujet sont confus. Alors, le gars qui a eu le culot d'affirmer que celui qui allait un jour faire rêver toutes les ménagères dévotes était né très précisément un 25 décembre, il me fait bien marrer.

Tu comprendras donc aisément, ami lecteur, mon scepticisme au sujet de cette fête. Certes, l'occasion est belle, on se retrouve avec ses amis, sa famille, on se baffre comme des porcs, on bouffe à s'en faire péter la panse et une fois qu'on est bien repus, on se fait des cadeaux hors de prix qui, la plupart du temps, sont  totalement inutiles. Et oui, c'est ça aussi "l'esprit de noël"... Mais pourquoi, est-ce qu'on ne fêterait pas ça le 14 juillet par exemple ? Parce que c'est déjà pris peut-être... Enfin bref, pourquoi le 25 décembre ? Et bien je vais te le dire, c'est parce que les premiers VRP de la secte catholique, en bons adeptes du marketing, ont tout de suite eu l'idée de génie : pour que leur religion prenne bien, il fallait l'intégrer, la caler sur le rythme des cultes païens déjà existants et ainsi faire coïncider la commémoration de la naissance de JC avec le solstice d'hiver et tout ce qui en découlait à l'époque, c'est-à-dire les rituels censés fêter le retour de la lumière et de la vie végétale. D'ailleurs, la symbolique du sapin de noël est un relicat de ces croyances païennes : la branche du sapin, qui ne perd pas ses aiguilles et conserve donc son côté vert, était censée symboliser le renouveau attendu de la nature et le retour des feuilles sur les arbres. La religion catholique n'a fait donc qu'adopter la stratégie du coucou. Efficace. Il suffisait de rajouter un petit coup de Coca-Cola par dessus et on se retrouve avec une fête incroyable ! Nice job guys ! Ils sont forts ces publicitaires...

Le fait de fêter le jour de l'an est tout aussi arbitraire. Pourquoi le 1er janvier ? Entre nous, c'est complètement con. On aurait pu le fixer à n'importe quel moment de l'année. Par exemple, les Egyptiens le fixaient au 19 juillet (le jour de la crue du Nil), sous Jules César, les Romains le fêtaient le 1er janvier, avant de changer pour le 1er mars. Au Moyen-Age, c'était le 25 mars, ce jusqu'en 1564. La mise en oeuvre du calendrier grégorien a modifié cette date pour la placer de nouveau au 1er janvier. En soi, le principe n'est pas inintéresant. On a décidé de caler nos calendriers sur le temps que met la Terre pour tourner autour du Soleil, contrairement aux Chinois qui déterminent leur nouvel an en fonction du calendrier lunaire. Alors, pourquoi fête-t-on le Nouvel an le 1er janvier en Occident ? Eh bien, personne n'est capable de l'expliquer, et c'est ça qui est beau... Et je ne compte pas perdre plus de temps pour en chercher la raison. C'est comme ça et puis c'est tout. Moi, en tout cas, je m'en accomode !

Sur ce, je te souhaite de bien te gaver pendant ces quelques jours et espère que tu ne souffriras pas de ce mal auquel nous autres occidentaux sommes si sensibles : la crise de foi(e).

Joyeux noël et mort aux cons !

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lundi 14 décembre 2009

Le Lundi au soleil...

J'aime pas le Lundi. C'est vraiment une journée de merde. A chaque fois, c'est la même chose. Je me réveille complètement à la ramasse parce que je me suis encore décalé pendant mon week-end endiablé et du coup, pas moyen de m'endormir le dimanche soir et bien sûr, ça me met de mauvais poil pour toute cette saloperie de journée. Et puis le Lundi, c'est quand même la journée de reprise de la semaine de travail. Et ça, c'est vraiment glauque.

Tu vois, ami lecteur, ce qui est vraiment bizarre avec le Lundi, c'est que même lorsque, par extraordinaire, il m'arrive de ne pas travailler ce jour-là, ça reste une journée pourrie. Je sais pas pourquoi, c'est incompréhensible. Je dirais même que ça dépasse mon entendement. A croire que le Lundi a été créé spécialement pour être une journée ratée. Doit-on y voir l'oeuvre divine, une sorte d'analogie créationniste ? Car, si l'on considère les textes des grandes religions monothéistes, le Lundi, c'est le jour où Dieu s'est mis au boulot pour créer le ciel et la Terre.  Franchement, Il a dû s'en poser des questions avant de se mettre à l'ouvrage. M'est avis qu'Il s'était pris une grosse cuite la veille avec ses potes... Parce que honnêtement, s'Il était aussi motivé que je le suis le Lundi matin, je crois que je comprends pourquoi l'univers est si mal foutu.  Sacré Dieu, Il doit avoir un putain de sens de l'humour ce Mec ! Le pire, c'est qu'après avoir créé le Ciel, la Terre, les animaux, ta mère, il s'est dit "Tiens, si je faisais les hommes à mon image ?" Ouh, la méchante idée. C'est pas sympa ça...

Alors voilà. Dieu est arrivé et Il s'est dit : "Bon alors, pour commencer, les mecs, ils aimeront pas le lundi..." Entre nous, je ne sais pas si Il existe et  je ne vois pas trop comment j'en aurais ou non une éventuelle preuve un jour, mais si c'est le cas, je compte bien Lui demander pourquoi Il nous a imposé une telle abomination ? Par sadisme ? Pour se marrer ? Ou simplement par désoeuvrement ? En tout cas, ce que je sais, c'est qu'Il nous a fait une belle crasse...

Le Lundi... Je pourrais en parler pendant des heures. Un autre truc que j'aime pas avec ce putain de Lundi, c'est que c'est le jour de fermeture de la plupart des commerces (ça, à la limite, je m'en arrange), mais surtout des troquets, pour celui qui vit en cambrousse. Et ça, ça fait vraiment mal ! Un lundi en cambrousse... ça ferait un bon titre de film ça... Entre nous, déjà que le Lundi en ville, c'est pas top, mais alors en cambrousse, c'est à se flinguer. Une chance que les armureries aussi soient fermées le lundi. Comme ça, on peut pas se foutre en l'air. Sont malins les mecs quand même. Du coup, on se dit, "Tant pis, j'irai acheter mon fusil à pompe mardi". Et à chaque fois, lorsque le mardi arrive, on oublie tout ce qui a cloché la veille et on savoure les 6 jours qui nous séparent du prochain Lundi.

Si un jour je deviens Président de la République, je proposerais la suppression du Lundi. Personne n'aime le Lundi. Bon, ça foutra un beau bordel si on passe à la semaine de 6 jours. On sera plus vraiment raccord avec le reste du monde. Mais à la limite, c'est pas plus mal. Il faut savoir se faire remarquer. Ou alors, on remplace le Lundi par un autre jour, un jour où il sera interdit de travailler, voire même de sortir de chez soi. On l'appellera le Glandi. Obligation de rester à glander à la maison. Quel bonheur ! C'est une idée de programme ça. Devant l'indigence intellectuelle de nos soi-disant élites républicaines, pas même foutus de combler un déficit après avoir fait Sciences-Po, Polytechnique et l'ENA, j'aurais toutes mes chances !

Alors, votez Glandi, vous aurez tout compris. Et mort aux cons !

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mardi 8 décembre 2009

Salauds de vieux !


Salut mon grand (ou ma grande, sait-on jamais) ! Je ne sais pas si tu as remarqué le nombre de conducteurs du dimanche qui empruntent les routes de France et de Navarre, spécialement les jours où tu as quelque chose d'urgent ou d'important à faire et que tu es à la bourre. Moi, ça m'arrive tout le temps. A chaque fois que je me retrouve dans cette situation et que je dois prendre la route, c'est la même chose. Mon chemin est truffé de boulets. Un truc de dingue, je te jure. Et je ne te parle pas du boulet de base, c'est-à-dire du mec un peu chiant, mais qui au final sait tout de même à peu près conduire. Bandes d'amateurs ! Non, non, ceux dont je te parle, ce sont des champions toutes catégories, des seigneurs incontestés de l'obstruction sur la route.

Mais pourquoi est-ce que ça m'arrive à moi mon dieu, pourquoi ??? Je ne comprends pas... Qu'est-ce que j'ai bien pu faire de mal ? A part passer une partie non négligeable de mon temps à cracher sur mes contemporains bien sûr... S'agit-il d'une malédiction qui ne frappe que moi et mes futurs héritiers ? Une malédiction qui m'aurait été lancée un peu comme celle que Jacques de Molay, dernier grand maître des Templiers, adressa à Philippe Le Bel et à sa descendance... Ou bien s'agit-il tout simplement d'une des multiples manifestations de la loi de Murphy, encore appelée loi de l'emmerdement maximal ? Honnêtement, je ne sais pas et je crois que je ne préfère pas savoir. Peut-être est-ce juste une question de karma... J'ai dû être une belle petite ordure dans une de mes vies antérieures, genre Staline ou Pol Pot, pour avoir à subir constamment ce genre de choses... Tel Sisyphe condamné à pousser son rocher pour l'éternité, je porte ma croix dès que je monte dans ma voiture.

Je dois avouer que je suis un conducteur... comment dire... légèrement irascible... C'est bien simple, dès que je m'assied derrière un volant, mes pupilles se dilatent, ma bouche se contacte en une sorte de rictus malsain, un léger filet de bave s'échappant de mes lèvres entrouvertes et je commence à être pris de tremblements et de convulsions jusqu'à ce que le vrombissement mélodieux du moteur se fasse entendre. Et là, je laisse la place à l'animal qui sommeille en moi le reste du temps... Et c'est un vrai festival de mots tendres adressés aux autres automobilistes, de gestes gracieux – que j'ai toutefois appris à faire au niveau du levier de vitesse, afin de ne pas avoir trop de problèmes avec d'éventuels usagers de la route susceptibles – en bref le B.A.BA du parfait conducteur...

Eu égard à toi, amie lectrice, je vais éviter pour une fois de tomber dans les clichés faciles et ne te rabâcherai donc pas le fameux "femme au volant, mort au tournant". L'expression est éculée et ne correspond même pas à la réalité. En effet, pas besoin de tournant avec certaines conductrices. La mort peut même arriver en ligne droite ! Bon, je ne te mentirai pas, il m'arrive souvent d'employer des termes peu amènes à l'attention de certaines représentantes du beau sexe qui, par leur comportement sur la route, ont mis ma vie et la leur en danger, ma violence verbale s'exprimant surtout envers celles qui ont en plus le culot de me faire des signes désobligeants, cherchant à m'imputer vainement la responsabilité de leur totale inaptitude à la conduite de véhicules. Je ne te ferai pas le listing de mes expressions favorites lorsqu'il s'agit de passer mes nerfs, mais sache tout de même que "trou de cul" a la cote en ce moment. Je trouve ça à la fois fleuri et imagé, sans pour autant tomber dans une vulgarité démesurée. Car il est important de ne pas céder à l'insulte facile. Enfin, bref, revenons-en à nos moutons !

C'est le moment pour moi de te parler de cette catégorie d'usagers de la route que je hais tout particulièrement. Ceux que j'aimerais qu'on éradique complètement de la route, tellement ils sont source de nuisance et accidentogènes : les vieux ! Ah ! Saloperie ! Ils ont passé leurs permis il y a tellement longtemps qu'ils ne connaissent plus le code de la route. Par exemple, 9 vieux sur 10 ne savent même pas comment on emprunte un rond-point et s'insèrent sans respecter les priorités. Des vrais psychopathes ! Et puis, ils ne sont jamais pressés ces cons là... Ils font toujours du 2 km/h sur les portions où on ne peut pas les doubler et dès qu'ils sentent qu'on a la possibilité de les dépasser, ils accélèrent comme des tocards. D'une manière générale, ils prennent la route comme ils vont au supermarché, ils s'arrangent pour rouler lorsqu'il y a le plus de monde et prennent un malin plaisir à ralentir tout le trafic. Je sais pas pourquoi ils font ça... Peut-être qu'ils sont juste aigris et qu'ils ont envie de faire chier les connards qui paient leurs retraites de miséreux. Ou alors, ils sont comme ça parce qu'ils ont trop regardé Derrick. L'ambiance glauque et la couleur verte qui caractérisent cette série allemande des années 70 doit avoir des effets pervers sur leurs cerveaux déjà bien bousillés par la vie... C'est bizarre quand même...

En tout cas, la palme d'or revient à celles qui cumulent tous les handicaps : les vieilles... Véritables dangers publics celles là. Pas plus tard que l'autre jour, je me suis retrouvé derrière une d'entre elles. Je me suis doutée que c'en était une car elle est arrivée comme une balle sur le rond-point sans regarder à gauche, l'endroit d'où j'arrivais. J'ai été obligé de piler pour ne pas qu'on m'impute un homicide, alors que pourtant ça aurait contribué, partiellement certes, à régler un peu le problème de financement des retraites (et ça m'aurait fait plaisir aussi), et me suis donc retrouvé derrière Mamie Tromblon. Pas de bol, me suis-je dit, elle doit prendre la même route que moi, à savoir l'accès au périphérique de Rennes. Me voici donc dans l'obligation de la suivre tandis qu'elle se dirige, à son rythme (c'est-à-dire pas vite), vers la bretelle d'accélération. Et alors là, je crois que ça a été un des pires moments de rage de mon existence. La vioque n'a pas accéléré pour s'insérer et s'est enfin rendu compte qu'il fallait passer d'autres vitesses que la seconde pour pouvoir rouler sur une voie rapide, au moment où un camion arrivait lancé sur moi. Merci mamie , super ! J'ai donc freiné comme je pouvais, car manifestement vu ma vitesse insuffisante, le camion allait m'écraser si je m'engageais et ai donc failli me foutre en l'air à cause d'un vieux débris pas même foutu d'appuyer sur une pédale d'accélérateur. Bordel de vieille peau !!!! Moi je dis que passé un certain âge, faudrait leur retirer le permis !

Et mort aux vieux cons !

Posté par george abitbol à 17:56 - - Commentaires [3] - Permalien [#]